30 avril 2008
C'est un complot!!
Non mais franchement, je suppute un complot.
Rappelez-vous ce vendredi maudit où j'ai mis plus d'1h30 pour rentrer du boulot après une journée de boulot pourrie.
Et ben là pareil.
Aujourd'hui à 9h30 le directeur commercial nous a annoncé que c'était sa dernière journée dans l'entreprise.
Ca fait 3 mois maintenant que je suis dans cette boîte et y a des départs, ou annonces de départs toutes les semaines.
Pour la première fois ça touche quelqu'un avec qui je travaille directement, après tout c'est le supérieur direct de ma responsable de stage.
J'ai du me botter le cul pour avancer un peu dans mon boulot. Heureusement qu'il y a un pont cette semaine, j'aurais vraiment pas eu le moral pour finir la semaine.
J'ai donc pris le bus pour rentrer à la maison et verser ma larmichette dans mon coin, mais c'était sans compter avec le bus. Je suis sûre que c'est Juliza qui m'envoie ses mauvaises ondes de bus mexicains...
Bref, on était en ligne droite, pied au plancher (ou presque vu le bruit du moteur), quand on a entendu un gros "PAF!"
Devinez quoi. Le pneu arrière droit avait littéralement explosé, déchiquetant une partie de la carrosserie.
La saga des débuts de week-end pourris se poursuivra-t-elle mercredi prochain? (j'espère pas je dois prendre le train...)
Tout le monde peut cuisiner.......
Pourtant, d'habitude je me débrouille pas trop mal. Je fais de super tartes avec tout ce qui traine dans le frigo, des gateaux divers et variés, etc.
Mais hier soir, le dieu de la cuisine Cyril Lignac n'était pas avec moi. En effet, pendant que je me preparais un petit guacamole maison, j'avais mis ma poêle à chauffer avec un peu de beurre pour faire cuire ma côte de veau. Mais l'esprit distrait par l'idée de que le nouvel épisode de Desperate Housewives était bientôt fini de charger, je l'ai oublié.
Mon nez a eu vite fait de me mettre la puce à l'oreille. Mais comme c'était même pas cramé, bah j'ai mis ma côte de veau dans la poêle.
Sauf que par je ne sais quels procédés chimiques et physiques compliqués, un mini feu de camps s'est déclaré dans la poêle. Après 5 secondes, il s'est eteint tout seul, mais la hotte un poil noircie.
Du coup, jamais une côte de veau n'a cuit aussi vite....
26 avril 2008
Mais pourquoi ça tombe toujours sur moi???
Y'a des gens, c'est plus fort que tout, qui sont des aimants à boulets. Evidemment, comme j'en loupe pas une, je fais parti de ces personnes; et encore plus depuis que je suis au Mexique.
Je m'explique.
Il y a quinze jours, pour fêter le départ de l'usine d'une collègue, une fête a été organisée. Je vous épargne le karaoké 100% musiques mexicaines que j'ai même pas pu chanter, bouhou snif. Et donc, comme dans toutes soirées, il y a des boulets. Et manque de pot, il a fallu que je m'en coltine un. Heureusement, c'était un boulet mignon, et que si il revient me faire chier a une prochaine soirée, bah c'est pas grave......
Plus récemment (hier soir), j'entends qu'on frappe à la porte. Je vais ouvrir, et je vois un gars, que je n'avais jamais vu, qui commence a me parler. Sachez que quand je sors du boulot, je débranche la fonction traduction simultanée espagnol-français de mon cerveau, donc du coup, j'ai rien compris à ce que le mec m'a dit. J'ai juste compris que le gardien de la résidence lui avait dit que je travaillais dans une boite qui fabriquait des connecteurs pour les avions, et que donc vu qu'il bosse aussi dans les avions bah c'est complètement dingue quoi (ouai trop fun, franchement, trop un truc de ouf......)
Le voila après parti à ma baraguiner je sais pas quoi sur: "et t'as visiter un peu la ville .....?"
moi: ouai
lui: et ca te dirai qu'on aille faire un tour ensemble?
moi: MAINTENANT????!!!!!!?????
lui: bah non je sais pas demain.
moi: bah je travaille moi demain (non mais oh.... l'autre...... il croit que je me tourne les pouces toute la journée ou quoi.....)
lui: non mais demain soir
moi: (non mais je te connais PPPPAAAAAAAAAASSSSSSSS, va donc voir ailleurs si j'y suis!!!) oui ok si tu veux...
Et là c'est le drame. Mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii j'ai dit oui. Si y'a bien un truc que j'ai vraiment pas envi de faire, c'est bien sortir avec lui ce soir. A croire que je cherche les coups foireux.
Du coup, pendant le voyage en bus qui me ramenait chez moi, j'ai eu 40 minutes pour chercher une excuse bidon.
Je ne peux pas sortir ce soir parce que :
1. j'ai piscine (ça marche aussi avec le judo, la gym, enfin tout les sports quoi...)
2. mon chien est mort
3. y'a american idol a 21h et je ne veux surtout pas le rater
4. tu me fais peur
5. si vous avez des idées, n'hésitez pas à les soumettre
et c'est alors que m'est venu une idée..... je vais faire croire que je suis pas là. Du coup, en arrivant chez moi, j'ai fait gaffe qu'il ne soit pas dans les couloirs, j'ai pris mon pc, me suis enfermé dans ma chambre, ai éteins toutes les lumières et ai fermé le verrou.
Je suis une personne horrible
21 avril 2008
Kinder surprise révolutionnaire
Ce soir, nous avons mangé des Kinder Surprise. Ca faisait une éternité!
Crapaud étant un goinfre, il a mangé le premier avant même qu'on ai rangé le reste des courses. Et là, oh surprise! L'oeuf Kinder est désormais doté d'une ouverture facile.
Enfin, l'oeuf Kinder de Crapaud seulement. Moi j'ai eu droit au classique oeuf chiant à ouvrir. Devant tant d'injustice j'ai décidé d'en faire un reportage photo.
Comme pour le PPAR.
Mais en mieux (en tout cas je vais essayer).
Alors tout d'abord, petite piqûre de rappel, un oeuf Kinder ça ressemble à ça:

La couleur du pelage peut varier selon les saisons, il conservera toujours ce faux air innocent, avec son petit reflet comme un sourire en coin.
Après une bataille de plusieurs minutes cet oeuf a compris qui était son maître:

J'ai donc eu la satisfaction de découvrir ma surprise (toute pourrie), durement gagnée et donc amplement méritée.
Passons maintenant à l'oeuf Kinder nouvelle génération:
(Oui là j'ai pas mis le flash, ça rendait rien de visible) (D'où ce petit grain artistique)
On notera que cet oeuf a le même petit air sournois que le précédent.
Sauf que celui-là c'est un faux sournois car il dispose d'une petite charnière:

Et c'est ouvert en 2 secondes.
Mais franchement ça gâche un peu le plaisir. Plus de lutte pour avoir sa surprise, on l'a immédiatement.
Je trouve que le Kinder surprise perd quelque chose avec cet oeuf à ouverture facile.
18 avril 2008
Vendredi pourri
Petit flashback: Mon projet de vidéo de présentation de l'entreprise prend forme petit à petit. Mardi dernier, j'ai endossé le rôle de preneuse d'un jour, nous avons fait toutes les prises vues nécessaires dans l'entreprise et en ville.
Le programme d'aujourd'hui c'était l'enregistrement des commentaires audio en français, anglais et espagnol. Bon évidemment, c'est bibi qui se coltine la VF... Je suis arrivée à 8h30 au bureau pour mettre à jour le script (les modifs avaient été apportées hier à 17h30...).
Bon, soyons honnêtes, la matinée s'est bien passé. L'étudiant écossais est arrivé à l'heure, il était bien sympa, super motivé et tout. Il a bossé pour la BBC et Indie Media (au fait il a 40 ans cet étudiant FLE*) et il est dans la troupe de théâtre de l'univ donc autant dire qu'il nous a fait ça nickel chrome et que j'étais vachement contente. Il a bien mérité son bon d'achat de 50€ à IKEA c'est moi qui vous le dit!
Là où ça a commencé à foiré c'est pour l'espagnol. Et de bon matin en plus. Peu après 9h l'étudiante espagnole m'appelle pour me demander si on peut décaler le rendez-vous à 14h parce qu'elle a un entretien pour un stage. Bon, ça me contrarie (j'aime pas qu'on change mes plaaaaans!) mais je comprends hein, et donc rendez-vous est pris pour 14h cet aprèm.
14h arrive. Pas l'étudiante. 14h10, 14h30, 14h50... Soeur Anne ne vois-tu rien venir?
Je lui passe quelques coups de fil, tombe à chaque fois sur le répondeur et finis par laisser un message vers 15h demandant si elle a bien l'intention de venir.
16h30, toujours aucun signe de vie, je lui envoie un mail pour savoir pourquoi elle n'est pas venue.
En parallèle on a enregistré ma mélodieuse et sensuelle voix... Et à 17h15 ma responsable sortant enfin de son rendez-vous avec le DG vient voir un peu ce que ça donne. Résultat: coupes dans le texte, enregistrement fraçais à refaire, enregistrement anglais à essayer de découper de façon à ce que les phrases n'aient pas l'air tronquées trop artificiellement. Enfin pour ce dernier point, c'est le technicien qui va s'éclater.
18h30 je sors enfin du bureau (soit 1h30 après mon horaire habituel, capitalisant un total de 2h sup absolument non rémunérées cela va de soit). La fiche horaire indique un bus à 18h48. Joie! Presque 20 min d'attente, j'ai juste envie de dormir debout. Heureusement 2 collègues du bureau d'études informatiques arrivent et on languedeputise un peu sur d'autres (enfin surtout eux, humble stagiaire je ne me le permettrais pas).
Le bus de 18h48 n'est jamais passé. Nous avons eu celui de 19h08. Dans ma fatigue j'étais soulagée, me disant que d'ici 30 minutes je serai de retour dans mon chez moi avec mon Crapaud perso pour me chouchouter.
Que nenni! C'était sans compter Murphy et sa loi. A peu près à mi-chemin il y a sur le trajet une rue étroite, à double sens, et dans laquelle le stationnement est autorisé.
Vous sentez venir la blague? Je vous fais la version audio (après tout c'est le thème du jour):
- SCHKRONK
- Ma bagnoooole !!!!
Le bus a accroché une voiture qui était stationnée en voulant se rabattre pour éviter celle qui arrivait dans l'autre sens. Et il l'a trainée sur bien 2-3 mètres. Apparemment les gens étaient sensés partir en vacances demain. La blague bonus c'est que le bus était tellement bien encastré qu'il ne pouvait ni avancer ni reculer sans trainer ou pousser la bagnole (pont avant plié, aile gauche explosée).
Résultat je suis rentrée à pied. Il m'aura fallu au total 1h30 pour rentrer chez moi. Par chance dans tout ça, la pluie m'a à peu près épargnée.
Ca c'est un week-end qui s'annonce bien...
*FLE : Français Langue Etrangère
08 avril 2008
Juliza prend le bus
Pour toi petit francais, prendre le bus, ca veut dire, aller a l'arret le plus proche de chez toi, attendre qu'il arrive a l'heure indiquée sur l'arret (a 10 minutes pres, c'est pas une science super exacte...), payer ton petit ticket les yeux de la tête ou alors passer ta carte d'abonnement, et au moment ou tu veux descendre, tu appuis sur le petit bouton rouge "arret demandé", le bus s'arrete a l'arret et basta. Et bien, au Mexique, tu oublies toutes ces petites habitudes:
regle n°1: il n'y a pas d'arret. Et non, ici, on monte et on descent du bus quand on veut. Quand tu vois le bus arriver au loin, tu commences a faire de grands signes avec les bras pour qu'il s'arrete. Si tu veux descendre, il faut dire "baja" au chauffeur et il s'arrete. Des fois il s'arrete comme il faut le long du trottoir comme ca tu es en sécurité, et des fois, il s'arrete en plein milieu de la route parce que bon, il doit tourner a gauche apres et il a la flemme de changer de file. Donc tu te retrouves a descendre du bus en plein milieu de la route, au milieu des voitures et la tu pries pour atteindre le trottoir sans mourir.
regle n°2: il n'y a pas d'horaire. Bah non, pas d'arret, pas d'horaire. Donc tu ne sais pas exactement a quelle heure le bus va passer. T'essaye de te souvenir quelle heure il était quand tu l'as pris la veille et tu espere qu'il va passer a la même heure aujourd'hui. Des fois ca marche, des fois ca marche moins bien.
regle n°3: il y a des lignes mais.... Comme la companie des bus n'a pas de site internet, et apparament pas de locaux non plus, pour trouver le plan des lignes de bus, tu luttes. J'ai fini par les trouver, sur un petit site internet. Mais bon, faut pas espérer des super plan sur pdf comme on pourrais trouver sur les sites de filbleu (bus de Tours) ou de la TAN (bus de nantes). nooooooon. Ici, ce sont des cartes de la ville scannées, avec les lignes tracées avec paint. POur t'y retrouver, tu galeres pas mal, surtout quand tu connais pas la ville. T'arrives a voir que la ligne 6 t'emmene directement de chez toi a ton lieu de travail, sans avoir a changer de bus, et la tu cries victoire. Sauf que tu t'es pas appercu que le trajet en question mettait approximativement 40 minutes parce qu'il passe par des chemins improbables, pas gourdonnés et sans maisons au alentours.
regle n°4: les bus. Il y a, parmis la flotte de bus a notre disposition, des bus "récents", assez confortables et pas trop tape cul sur les routes non goudronnées (qui représente a peu pres 50% du trajet que je fais tout les jours). Mais il y a aussi les vieux bus, ceux qui datent a peu pres des années 60/70 (non, je n'exagere pas), tagués de partout (Je sais pas si c'est un signe mais tout les matins, je tombe toujours sur le même bus, qui a la moitié supérieure du pare brise peinte en noir, et gravé dans la peinture, y'a écrit: JESUS. Je ferais une photo, ca vaut le coup). Quand t'es assise, t'as les genoux qui cognent sur le siege de devant donc t'es obligé de te mettre un peu en biais (et c'est une fille de même pas 1m60 qui vous dis ca, donc pas tres fournie niveau longueur de jambes). Il fait tellement de bruit que même avec le mp3 a fond dans les oreilles, il se peux que tu n'entendes pas tout (et c'est encore pire sur les routes pas goudronnées). Si tu veux descendre, t'as interet a bien gueuler si tu veux que le chaufeur entende que tu veux descendre.
Hier j'ai testé un nouveau concept de bus. Tu prends un vieux bus (voir ci dessus), tu enleves ses sieges qui étaient un minimum rembourrés et tu mets des sieges en plastique a la place, tu retires le peu de technologies que les bus possedent ici, c'est a dire le petit bidule ou tu mets tes sous et qui fait "BIP" quand tu as mis la bonne somme, et tu le remplaces par un gros bonhomme (qui accessoirement conduit le bus aussi), qui te donne un ticket (la classe c'était la premiere fois que j'en avais un), et te prend tes sous (d'ailleurs j'avais qu'une piece de 10 pesos, et il m'a grugé de 50 cts en me rendant la monnaie). Ensuite pendant tout le temps du trajet, tu pries pour arriver vivante a destination, en esperant que la boite de vitesse ou pire le moteur ne va pas exploser, car tu es inquiete des bruits suspects s'échappant du moteur...
Finalement, tu te pretexte a toi meme que tu dois descendre avant pour faire des courses pour ne pas rester une minutes de bus dans ce bus et finir le peu qu'il reste a pied. Et la, quand la porte s'ouvre devant toi, un "pshhhhhh" tellement fort se fait entendre que tu as l'impression que tu vas entrer dans un vaisseau spacial. Et finalement, tu regrettes ton bus "Jesus" que tu trouvais deja bien pourri.
07 avril 2008
De votre correspondante au Mexique....
Alors que ca fait maintenant deux semaines que je suis au Mexique, j'ai mis ma flemmitude de côté pour vous raconter un peu comment ca se passe.
Pour tout dire, je ne sais pas trop par quoi commencer. Le voyage en avion? Pa grand chose a dire la dessus. C'est long, au bout d'une heure t'as mal aux fesses, les films sont nuls (sauf 1, sur une selection de 10 ca fait peu....), la nourriture est dégueulasse. En plus, quand tu es devant la porte d'embarquement, on t'annonce que tu peux pas embarquer parce que ca prend plus de temps que prévu de préparer l'avion. Donc te voila a poireatuer encore une heure. Le seul point cool de ce voyage, c'est que comme je partais avec mon maitre de stage qui est un grand voyageur Air France, j'ai été invité au salon air france a l'aéroport de Roissy. Je dois dire que le petit dej a volonté c'est bien agréable (t'as même une petite sélection de boissons alccolisées a ta disposition, mais bon il était a peine midi, faut pas exagérer....).
J'arrive quand même saine et sauve a Mexico. Faut dire que pendant les douze heures de vol, j'ai bien eu le temps de faire mon petit scénario catastrophe dans ma tête. Non, non, je ne suis pas parano....
Bref, l'avion de s'est pas coupé en deux en plein vol, on ne s'est pas crashé sur une ile déserte avec des ours polaires et une fumée noire qui tue des gens....
Une fois passé tous les guichets de la douane et autre vérification des bagages, me voila (enfin) a l'air libre. Un mini bus passe pour m'emmener a l'hotel 4 étoiles, payé par la boite, avec lit king size et bagagiste (qui est reparti sans son petit pourboire parce que j'avais pas de piéces mexicaines, désolé). Une douche et au lit.
Lendemain, depart de l'hotel a 5h du mat pour choper l'avion de 6h30. C'est dur.... Pas de se lever parce que a 2h j'étais réveillée (saleté de décalage horaire), mais dur de pas pouvoir essayer le super petit dej qu'ils proposaient. Re mini bus, qui cette fois t'emmene a l'aéroport. Pause petit dej a starbuck pour un petit dej express. Et me revoila dans un avion. Des qu'on a eu le droit d'allumer les appareils électroniques, j'ai mis mon mp3 sur les oreilles et je me suis endormi. Jusqu'a ce qu'une hotesse me réveille pour me demander si je voulais boire un truc. Mais merde zut, ca devrait être interdit de réveiller les passagers pour des conneries pareilles ca.
On finit tout de même a arriver a Ciudad Obregon, deuxieme plus grande ville de l'Etat du Sonora, en plein milieu du désert du Sonora. Pas le temps de respirer, a peine les bagages récuperés, mon chef prend la voiture de loc qui l'attendait bien sagement, et direction la boite pour ma premiére journée de travail. Euh........ QUOI!!!!! C'est pas possible, dans deux minutes je m'écroule!!!!
Comme j'ai pas le choix, je suis. On me présente plein de personne, je ne retiens aucun nom (encore maintenant, y'a des gens dont je ne sais pas les noms, j'arrive pas a les retenir). On me confie a Carmen, qui bosse a la logistique et qui doit avoir mon age, elle me représente tout le monde, mais je ne retiens toujours aucun nom.
Il y a eu trois super trucs dans cette premiére journée a l'usine:
1. l'acueil de tout le monde. Ils sont tous super sympa et chaleureux (ca me change des anglais. J'ai du croiser 5 fois mon voisin d'en face et ca n'a pas été plus loin que : bonjour ca va? J'ai habité lá bas 6 mois)
2. le restaurant a tacos ou carmen et ses copines m'ont emmeneé le midi. une tuerie. Old del Paso, ils peuvent aller se r'habiller.
3. Quand on m'a dit vers 16h: "Marianne, je te conduit chez toi". \o/ La plus belle phrase que j'avais jamais entendu. Enfin!!!!!
Par contre, juste aprés, on me sort, il n'y avait plus de place dans la résidence ou tu devais aller et ou il y a deja un couple de francais de la boite qui y habite. Non t'habite juste de l'autre cote de la ville. GLOUPS
Malgré tout, mon appart est bien. J'ai même une deuxiéme chambre (si quelqu'un veut venir passer quelques jours au Mexique...). Une fois ma valise déballée et mes affaires bien rangées, je me rend compte que je n'ai rien a manger.... et surtout rien pour manger (ni couvert, ni assiettes, ni poele, etc....), et surtout pas d'argent pour d'eventuelles courses. Me voila donc parti a l'aventure, sans plan, a la recherche d'un supermarché. Je marche, je marche, je marche, quand tout a coup.... je vois sur un parking des caddies. Ourah me dis-je! caddie=supermarché. Je n'ai donc pas fais plus d'un kilometre a pied pour rien.
Je fais donc mes petites courses, en modérant mes achats. Oui parce que c'est bien beau d'être partie faire ses courses a pied, mais ca veut dire qu'apres faut aussi revenir a pieds en portant ses courses. Donc je dis adieu aux bouteille de 3 litres de coca, au bouteille d'eau de 10l (parce qu'il est recommandé, pour sa santé, de ne pas boire l'eau des robinets. si si, c'est même écrit sur le miroir de ma salle de bain).
Une fois de retour chez moi, je pleure tellement j'ai mal aux pieds et au bras... Je vais pour me faire cuire un truc, mais pas de bol, la gaziniére n'a pas d'allumeur intégré et je m'ai pas d'allume gaz. Bouhou snif.
De toute facon, je suis trop naze pour me faire cuire un truc, même au micro onde, donc je me suis contenté de trois quatre cuillieres de yahourt. Ensuite une douche et au lit.
Voila, trés cher lecteur, le résumé de ma premiére journée. Je t'épargnerai des résumés aussi complets de mes autres journées (de toute facon, j'ai la flemme de le faire). Mais me contentrerai de petites annecdotes.
A bientôt donc pour de nouvelles aventures au pays des ponchos et des sombreros!
Des scrupules? Pour quoi faire?!
Lors d'une discussion avec une collègue, celle-ci m'a fait remarquer que cette année en mai il y avait un pont de 5 jours.
Mais par quelle pirouette calendaire m'écriais-je! (oui enfin presque, hein)
Facile, 2 étapes:
- le 8 mai est un jeudi
- le lundi de Pentecôte tombe le 12 mai
J'allais donc à la compta demander une feuille de demande d'absence, et je la remplissais pour le vendredi 9 mai.
Au moment de la signer, un relent de scrupule m'a assailli.
En la posant sur le bureau de ma responsable, pour accord, je vois une autre feuille de demande d'absence.
La sienne, signée par son responsable à elle.
Pour le 9 mai.
Le vieux relent n'aura pas fait long feu.
01 avril 2008
Les joies du phoning*
* Et oui, après plus de 8 semaines je sais parler le commercial à tendance marketeux...
Selon le dico commercial-marketeux/français, phoning = passer des coups de fils aux clients actuels ou potentiels (en même temps on s'en doutait un peu).
Autant y a deux semaines on avait commencé gentiment avec des appels aux clients pour confirmer leur venue à la réunion, autant là on a changé de catégorie.
Avant c'était cool, j'avais le nom de la personne invitée, le bon numéro et zou! C'était sympa, pas prise de tête, juste le 1er appel un peu angoissant, mais après tout c'était ma première fois dans le "phoning".
Mais depuis hier je suis chargée de l'organisation d'une démo produit à Nice pour la fin du mois de mai, et là je rigole vachement moins quand je suis en phase de "phoning", vu que les gens que j'appelle ne sont pas (encore) clients. Pour le moment j'en suis au stade où je dois "qualifier le fichier de personnes à inviter", autrement dit obtenir le nom et l'e-mail de personnes bien précises à savoir: directeur de réseau, responsable d'exploitation, responsable des méthodes et responsable des études. Pas des petits rigolos.
Environ 1 fois sur 2 ça se passe bien, la personne que j'ai au tél est réceptive à mon speech de "venez donc voir notre démo logiciel qu'il est tellement bien et qu'on se déplace jusque chez vous (ou presque) rien que pour vous le montrer", ou me transfère directement à l'une des personnes (qu'elle pense être) concernées, et j'obtiens toutes les infos dont j'ai besoin.
L'autre option c'est ce qu'on appelle le "barrage secrétaire". Là on se retrouve en bras de fer avec quelqu'un qui n'a vraiment pas l'intention de laisser passer n'importe qui, et encore moins de transmettre les adresses électroniques des chefs. Alors il faut amadouer, argumenter au sujet de la démo (histoire de prouver que bon, je ne suis pas une mickette) (féminin de mickey, décrété par Farf et moi-même). Et franchement ça marche très rarement. Le plus souvent la personne me passe l'adresse générale de la boîte (format boite@boite.com) que j'ai déjà trouvé sur le net, ou alors la sienne en me disant qu'elle transmettra.
Le novice en phoning (comme moi jusqu'à ce soir) ignore cependant l'option secrète n°3, l'erreur d'aiguillage, et n°4 que j'ai poétiquement nommé "la boucle infernale".
L'option secrète n°3 a selon moi pour origine une mauvaise compréhension de la raison de mon appel (probablement parce que je me suis mal expliquée) (en même temps les 20 précédents avaient très bien compris...). Résultat, quand mon appel a été transmis à la "bonne" personne j'ai eu comme réponse un très désagréable "non désolé, ce n'est pas moi, ça ne m'intéresse pas" et le gars m'a raccroché au nez avant que je puisse lui demander QUI était la personne à contacter.
Sans commentaires...
Enfin, la formidable option secrète n°4. J'avoue que j'ai un faible pour celle-ci. Toute la beauté de la chose réside dans sa simplicité. Pour réaliser une bonne "boucle infernale" il vous suffit d'avoir un serveur vocal qui filtre en amont tous les appels (vous sentez venir le truc?).
Marche à suivre:
1) Enregistrez normalement votre message d'accueil, proposez les différents choix.
2) Configurez votre serveur de façon à ce qu'au bout d'environ 3min30 d'attente après le choix, l'appel retourne à l'accueil du serveur, afin de créer la fameuse boucle.
3) N'oubliez surtout pas de programmer une musique d'attente bien guillerette, pour que les appelants aient bien l'impression, au bout de 2-3 boucles d'environ 4 minutes chacune, que vous les narguez.
A présent, goûtez votre tranquillité nouvellement acquise avec la certitude de n'être jamais dérangé par le téléphone.
(En fait pour avoir quelqu'un au bout du fil il suffisait de NE PAS faire de choix... C'est fourbe. J'adore!)





